La jauge des versions
Chaque version de la Bible reçoit une jauge en cinq niveaux. Elle mesure la fidélité au texte, à partir de critères qu'on peut vérifier : le texte source suivi (Texte reçu, texte critique, texte massorétique, Septante, Vulgate), la méthode (formelle, dynamique, paraphrase), le traitement des passages témoins, les notes et commentaires, et qui a commandé et payé la traduction.
- RecommandéTrès fidèle, littérale, texte source sûr, sans notes qui imposent une doctrine.
- BonFidèle, avec quelques faiblesses.
- AcceptableUtilisable, mais choix de texte ou de traduction discutables.
- FaibleParaphrase lourde, notes doctrinales tendancieuses ou texte fortement réduit.
- PauvreTexte modifié pour servir une doctrine.
Les passages témoins
Pour comparer les versions, chaque fiche dit, quand c'est connu, comment elle traduit les mêmes passages :
- Matthieu 24:34 : « cette génération », ou une autre traduction, avec ou sans note.
- Apocalypse 1:1 et 22:10 : « bientôt », « le temps est proche ».
- 1 Jean 5:7-8 : le « Comma johannique ».
- Marc 16:9-20 et Jean 7:53-8:11 : la finale de Marc et la femme adultère.
- 1 Timothée 3:16 : « Dieu a été manifesté » ou « celui qui a été manifesté ».
- Apocalypse 22:19 : « livre de vie » ou « arbre de vie ».
- Actes 8:37 : la confession de l'eunuque.
Trois niveaux de preuve
Sur l'argent et les réseaux circulent beaucoup d'affirmations sans source. Chaque fiche sépare donc :
- Documenté : prouvé par des archives, des lettres, des rapports, des biographies sérieuses.
- Allégué : affirmé par des auteurs, qu'on nomme, sans preuve directe.
- Non démontré : ce que les sources ne montrent pas, dit clairement.
Neutralité
Aucune évaluation ne dépend de la position confessionnelle ou de la lecture des prophéties d'un traducteur : un catholique, un protestant, un orthodoxe, un futuriste ou un prétériste sont examinés avec les mêmes critères. Ce qu'on peut reprocher à quelqu'un, c'est d'avoir modifié le texte, caché son passé ou son argent, ou présenté une idée nouvelle comme si elle était dans le texte ; pas d'avoir une autre lecture.
Les doctrines n'ont pas de jauge. Elles sont décrites avec leur origine, leur histoire, les arguments de leurs partisans et ceux de leurs critiques.
Provenance et signaux d'alerte
Pour chaque personne, la fiche donne sa provenance, sa formation et son parcours religieux. Puis elle passe la même grille de huit signaux, quelle que soit sa confession ou sa doctrine. Un signal ne compte que s'il est documenté ; ceux qui sont seulement allégués sont notés à part, avec leur auteur.
- Passé caché ou mensonger : faux titres, condamnations, identité ou parcours maquillés.
- Argent opaque : financement dont l'origine est cachée, ou par des intérêts étrangers à l'Église.
- Société secrète ou occulte : loge, cercle ésotérique, spiritisme.
- Nouveauté présentée comme le texte : enseignement inconnu avant lui, introduit dans le texte, les notes ou les titres d'une Bible comme si le texte le disait.
- Texte affaibli ou modifié : changement du texte sans base manuscrite solide, ou notes qui le contredisent.
- Ascension inexpliquée : autorité ou titre obtenus sans formation ni appel reconnus.
- Pouvoir politique servi : doctrine qui profite à un État, un empire ou un mouvement politique qui la soutient.
- Double allégeance : agir dans une Église tout en servant une autre fidélité.
Un signal n'est pas une preuve : beaucoup de réformateurs ont introduit des idées nouvelles ou servi un prince. La grille sert à repérer qui mérite une enquête plus poussée.