Ressources · Financiers et mécènes

John T. Pirie

Cofondateur du grand magasin Carson Pirie Scott de Chicago, John Thomas Pirie vivait à Sea Cliff (Long Island). Sur son domaine se tient, de 1901 à 1906, la conférence biblique où Cyrus Ingerson Scofield et Arno C.

Fiche de recherche, sources indiquées. Les points marqués « à vérifier » ne sont pas encore confirmés par les sources.

Cette fiche porte sur l’influence de Pirie sur la transmission de la Bible, non sur la doctrine qu’il a soutenue.

En bref

Cofondateur du grand magasin Carson Pirie Scott de Chicago, John Thomas Pirie vivait à Sea Cliff (Long Island). Sur son domaine se tient, de 1901 à 1906, la conférence biblique où Cyrus Ingerson Scofield et Arno C. Gaebelein arrêtent le projet de la Scofield Reference Bible. Avec Alwyn Ball Jr., il soutient Scofield pour lui donner le temps et les moyens du travail, et une grande partie de la rédaction se fait chez lui (maison appelée « Greyshingles » par Dunlap ; Classic Chicago Magazine nomme « Craig Varra » sa maison de Sea Cliff, à recouper). C’est l’un des deux bailleurs que nomment Gaebelein et Scofield lui-même.

Provenance et confession

Né le 26 août 1827 à Errol (Perthshire, Écosse ; date confirmée par Classic Chicago Magazine, « From Scotland to State Street »), fils d’Allen Pirie et de Mary Hawkins ; il fréquente une école paroissiale presbytérienne. Il travaille ensuite en Irlande du Nord, d’où il s’embarque à Belfast pour New York en 1854. Il épouse à Amboy (Illinois), en 1857, Sarah Carson ; ils ont sept enfants. Après 1865, il vit surtout à New York (achats et finances de la maison) et à Sea Cliff. Une histoire de l’assemblée de Sea Cliff le décrit comme un méthodiste convaincu qui, intrigué par les réunions de son régisseur William A. Isaac (venu d’Irlande), s’y joint et leur ouvre son domaine : c’est l’origine de l’assemblée des Frères de Sea Cliff (1889). Son passage formel chez les Frères est à vérifier. Laïc, sans ordination ; aucune appartenance à une loge ou à un club n’est documentée. Il meurt en 1913, à sa résidence d’hiver de Plymouth (Floride), selon Find a Grave (à confirmer par une nécrologie). Ne pas le confondre avec son fils John Taylor Pirie, président de Carson’s, décrit comme presbytérien.

Vie

Faits documentés. En 1854, Samuel Carson et John T. Pirie ouvrent un commerce de nouveautés dans l’Illinois (LaSalle ou Amboy selon les sources) ; la maison s’installe à Chicago et devient Carson Pirie Scott & Co., l’un des grands magasins de la ville. Pirie possède une grande partie du front de mer de Sea Cliff et la compagnie des eaux locale ; la conférence se tient sur « Pirie Green » (Reservoir Park).

Ce qu’il a financé

ŒuvreMontantDateSourceNiveau de preuve
Conférence biblique de Sea Cliff : terrain et tente de 600 places sur son domaineinconnu1901-1906Sea Cliff Gospel Chapel 1889-1989 (1989), repris par BrethrenPedia et David DunlapDocumenté (source d’assemblée ; à recouper)
Soutien de Scofield pendant la préparation de la Bible de référence, « pour lui donner le temps et les moyens »inconnuvers 1902-1909Arno C. Gaebelein, The History of the Scofield Reference Bible (1943) ; C. G. Trumbull, The Life Story of C. I. Scofield (1920) ; D. Jean Rushing, mémoire (ETSU, 2011)Documenté (montant inconnu)
Hébergement : une grande partie de l’étude et des versions finales rédigée à « Greyshingles », sa maison de Long Islanden naturevers 1903-1908Dunlap, « The Origins of the Scofield Reference Bible » (d’après Gaebelein)Documenté (source secondaire)
Local de l’assemblée de Sea Cliff, puis bâtiment acheté en 1918 (titre au nom de Margaret Pirie)inconnu1889-1918Sea Cliff Gospel Chapel 1889-1989Documenté (source d’assemblée)

Allégué : aucune allégation particulière contre Pirie ; il est même cité par les vérificateurs de faits (Check Your Fact, mars 2025) comme preuve que les bailleurs de Scofield étaient des hommes d’affaires évangéliques, non des banquiers juifs.

Non démontré : aucune source ne montre que Pirie ait influencé le contenu des notes.

Influence sur la Bible et la doctrine

Fait : sans le soutien de Pirie et de Ball, Scofield, pasteur sans fortune, n’aurait pas eu le loisir de six ans de travail ; la conférence de Sea Cliff est le lieu où le projet prend forme. Interprétation : Pirie a joué pour la Bible Scofield le rôle d’un mécène de proximité (terrain, maison, argent), dans un réseau de laïcs liés aux Frères et aux conférences prophétiques. Voir Les Frères de Plymouth et Conférences prophétiques de Niagara.

Signaux d’alerte

Aucun signal documenté. Pirie a donné en son nom, dans un cadre connu (conférence publique, maison familiale), et Scofield l’a remercié publiquement. Le seul point à creuser est le montant réel de son soutien, que les sources ne donnent pas.

Pourquoi cette note

Critères neutres. Texte : aucune action sur le texte. Honnêteté : rien de reproché. Indépendance : donateur privé, évangélique, sans intérêt étranger à l’Église. Transparence : bonne ; son rôle est public dès l’époque. Son influence sur la transmission est indirecte mais réelle : il a rendu possible une Bible annotée qui a marqué des millions de lecteurs. La doctrine de ces notes n’entre pas dans sa note. 3/5.

Voir aussi

Sources

  • Arno C. Gaebelein, The History of the Scofield Reference Bible, New York, Our Hope, 1943 (rééd. Living Words Foundation, 1991).
  • Charles G. Trumbull, The Life Story of C. I. Scofield, Oxford University Press, 1920.
  • Sea Cliff Gospel Chapel 1889-1989: A Century of Proclaiming God’s Word, Sea Cliff, 1989 ; BrethrenPedia, « New York history ».
  • David Dunlap, « The Origins of the Scofield Reference Bible », plymouthbrethren.org (2020) ; aussi Uplook, 1999.
  • D. Jean Rushing, mémoire de maîtrise sur Scofield, East Tennessee State University, 2011.
  • « Fact Check: Scofield Bible Not Funded By Rothschild Family », Check Your Fact, 12 mars 2025.
  • Chicagology, « John T. Pirie » ; Newberry Library et Chicago History Museum, fonds Carson Pirie Scott ; Find a Grave, mémorial 58487633.