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Émile Osty

Le chanoine Émile Osty, prêtre de Saint-Sulpice et professeur à l'Institut catholique de Paris, a consacré une trentaine d'années à traduire la Bible en français.

Fiche de recherche, sources indiquées. Les points marqués « à vérifier » ne sont pas encore confirmés par les sources.

En bref

Le chanoine Émile Osty, prêtre de Saint-Sulpice et professeur à l’Institut catholique de Paris, a consacré une trentaine d’années à traduire la Bible en français. Sa Bible Osty (1970-1973), avec les introductions et notes de Joseph Trinquet, est reconnue comme l’une des traductions catholiques françaises les plus soignées et les plus proches du texte. Elle est moins connue que la Bible de Jérusalem, mais beaucoup de lecteurs exigeants la préfèrent.

Provenance et confession

Les origines d’Émile Osty sont mal documentées. Il naît à Paris (8e arrondissement) le 28 juin 1887 et meurt à Paris (14e arrondissement) le 14 juillet 1981 (Geneastar et Wikipédia ; la Bibliothèque nationale de France ne donne que les années 1887-1981). Rien n’est connu de sa famille dans les sources consultées. Francophone et catholique, il étudie au séminaire de Saint-Sulpice, à l’Institut catholique et à la Sorbonne (licences de lettres et de théologie), est ordonné prêtre pour le diocèse de Paris en 1913, sert dans l’armée d’Orient jusqu’en 1919, et devient prêtre de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, société de prêtres séculiers vouée à la formation du clergé (ce n’est pas un ordre religieux à vœux). Il porte le titre de chanoine et enseigne le grec biblique à l’Institut catholique de Paris (1929-1954). Aucune conversion ni rupture n’est connue, aucune appartenance à une société, une loge ou un cercle n’est documentée. Il ne faut pas le confondre avec Eugène Osty (1874-1938), médecin qui dirigea l’Institut métapsychique international, sans lien établi avec lui.

Vie

Né à Paris en 1887, licencié ès lettres et en théologie, Émile Osty est ordonné prêtre en 1913. Prêtre sulpicien, il enseigne le grec biblique à l’Institut catholique de Paris de 1929 à 1954, et supplée à l’occasion pour l’hébreu. Il meurt à Paris en 1981. Sa famille reste peu documentée.

Influence sur la Bible et la doctrine

Les faits.

  • Son premier travail publié est la traduction des épîtres de Paul (Siloé, 1945 ou 1946 selon les sources), suivie des Évangiles synoptiques, des quatre Évangiles, puis de tout le Nouveau Testament, son œuvre la plus connue.
  • La Bible complète paraît d’abord en 22 fascicules aux éditions Rencontre (1970), puis en un volume aux éditions du Seuil (1973). Les introductions et les notes sont d’Osty et de Joseph Trinquet (1919-2001), sulpicien, professeur au séminaire d’Issy-les-Moulineaux et de guèze à l’École des langues orientales anciennes de l’Institut catholique.
  • Comme les Bibles catholiques, elle contient les livres deutérocanoniques.
  • Le Nouveau Testament est traduit sur le texte critique de son temps, et l’Ancien sur le Texte massorétique, avec recours à la Septante dans les passages difficiles, selon l’usage des traductions catholiques d’après-guerre (détail à vérifier).
  • Les notes suivent l’exégèse historico-critique de l’époque (datation des livres, hypothèses documentaires) ; leur traitement des passages témoins reste à relever sur un exemplaire.

Interprétation. Osty est un traducteur de mots, formé aux humanités : il cherche l’exactitude et une langue française claire, sans paraphrase. C’est sa grande qualité, et la raison pour laquelle sa traduction reste estimée. Ses limites sont celles du cadre où il travaillait : le texte critique pour le Nouveau Testament, et des notes qui transmettent les hypothèses de l’exégèse critique catholique des années 1960. Il n’est l’homme d’aucun réseau financier ou politique connu.

Financement et réseaux

  • Documenté : publication par Rencontre puis par les éditions du Seuil, éditeur commercial ; aucune commandite officielle d’Église n’est connue.
  • Allégué : aucune allégation connue.
  • Non démontré : rien n’indique un financement extérieur.

Signaux d’alerte

Aucun signal documenté. Les sources ne montrent ni financement opaque, ni appartenance cachée, ni modification du texte sans base manuscrite ; son appartenance sulpicienne et catholique est publique. Conclusion : rien de suspect ; seule sa biographie (naissance, famille, études) mériterait d’être complétée.

Pourquoi cette note

Trois étoiles : un traducteur sérieux et fidèle, dont le travail personnel de trente ans sert la lecture exacte du texte. La note est retenue à trois parce que la base est le texte critique et que les notes de l’édition portent les hypothèses de l’exégèse critique. Elle pourrait monter si l’examen des passages témoins se révèle favorable.

Voir aussi

Sources

  • Émile Osty et Joseph Trinquet, La Bible, Paris, Seuil, 1973.
  • Article « Osty Émile (1887-1981) », Encyclopædia Universalis.
  • Paul-Émile Langevin, compte rendu de La Bible d’Osty et Trinquet, Laval théologique et philosophique, vol. 31, n° 2, 1975, p. 207-208.
  • Notice d’autorité « Osty, Émile (1887-1981) », data.bnf.fr ; fiche Geneastar « Émile Osty » et Wikipédia (dates de naissance et de décès, ordination de 1913, enseignement 1929-1954).