Fiche de recherche, sources indiquées. Évaluation proposée, pas encore confirmée. Les points marqués « à vérifier » ne sont pas encore confirmés par les sources.
En bref
Biblia. Sovremenny rousski perevod (« La Bible. Traduction russe moderne ») est la première Bible complète publiée par la Société biblique russe renaissante, en 2011, après plus de quinze ans de travail. Elle veut donner en russe courant ce que la Bible synodale russe dit dans une langue du XIXe siècle. Elle n’a pas été adoptée officiellement par l’Église orthodoxe russe, qui garde la synodale comme Bible de lecture.
Histoire
Faits documentés.
- La Société biblique russe est refondée en 1990-1991 et entre dans l’Alliance biblique universelle en 1995 (voir Sociétés bibliques).
- Nouveau Testament : à l’origine, la traduction de la philologue Valentina N. Kouznetsova (Évangiles, éd. Naouka, 1992 ; Romains, 1993), publiée ensuite sous le titre Radostnaïa vest (« La bonne nouvelle », 2001 ; date à vérifier). En 1999, le East-West Church & Ministry Report (Mark Elliott) indique que la Société préparait un Nouveau Testament fondé sur ce travail, revu par un comité d’experts ; il précise que le Patriarcat de Moscou soutenait la Société biblique, mais qu’on ne pouvait pas attendre de lui qu’il approuve un texte fondé sur Nestle-Aland, lui qui s’en tient à la tradition byzantine.
- Ancien Testament : traduit en 1996-2010 par une équipe de la Société biblique dirigée par l’hébraïsant Mikhaïl Seleznev (article de M. Seleznev dans le Vestnik de l’institut Saint-Philarète, 2011).
- 2011 : publication de la Bible complète ; les ventes dépassent les prévisions selon la Société. Une deuxième édition, « substantiellement révisée » d’après les remarques des spécialistes et des lecteurs, paraît en 2015 (Moscou, Société biblique russe, 1 408 p.).
- Financement : la Société biblique russe (dons, ventes) et l’Alliance biblique universelle ; montants non publiés dans les sources consultées.
Texte source et méthode
- Traduite « de l’hébreu, de l’araméen et du grec », sur « les meilleures éditions des textes originaux » (présentation de l’éditeur). Pour le Nouveau Testament, le travail de Kouznetsova suivait le texte grec de Nestle-Aland (Nestle-Aland) ; pour l’Ancien, on attend la Biblia Hebraica Stuttgartensia (à vérifier).
- Méthode : Kouznetsova avait abandonné le mot à mot pour une équivalence dynamique (le sens plutôt que la forme) ; l’édition de 2011 se présente comme alliant « exactitude du sens » et « clarté ».
- Elle rompt donc sur deux points avec la tradition russe : texte critique au lieu du texte byzantin, langue courante au lieu d’un russe teinté de slavon.
Passages témoins
| Passage | Traitement |
|---|---|
| Mt 24:34 | à vérifier (traduction de genea) |
| Ap 1:1 | à vérifier |
| 1 Jn 5:7-8 | Comma probablement absente du texte, selon la base Nestle-Aland ; à vérifier (note éventuelle) |
| Mc 16:9-20 | à vérifier (crochets ou note probables) |
| 1 Tm 3:16 | à vérifier (« Celui qui » selon le texte critique) |
| Ap 22:19 | à vérifier (« arbre de vie » selon le texte critique) |
Versets ajoutés ou retirés
À vérifier sur un exemplaire. Si l’édition suit le texte critique comme les autres Bibles des sociétés bibliques, les versets absents du texte critique (Ac 8:37, Mt 17:21, Mt 18:11, etc.) sont omis ou mis en note : voir Actes 8-37 - la confession de l’eunuque, Matthieu 17-21 - jeûne et prière, Matthieu 18-11 - sauver ce qui était perdu, Versets disputés - vue d’ensemble.
Ce qu’on lui reproche
- Pour des orthodoxes traditionnels : le choix du texte critique occidental contre le texte byzantin reçu dans l’Église, et une langue jugée trop familière pour l’Écriture (critiques publiées, auteurs à vérifier).
- Pour des protestants attachés au texte reçu : les mêmes omissions que les Bibles critiques occidentales.
- Pour d’autres : une langue enfin compréhensible ; c’est l’argument de ses défenseurs, et le succès de vente le confirme.
Notes, livres et doctrine
Notes explicatives et introductions (contenu à vérifier). Selon les éditions, les livres deutérocanoniques sont absents ou en section séparée (à vérifier). Pas de jugement doctrinal connu dans les notes.
Pourquoi cette note
Interprétation : une traduction faite par des philologues nommés, sur des éditions savantes, publiée ouvertement et révisée d’après les critiques. Mais la méthode dynamique remplace souvent la forme du texte par une interprétation, et beaucoup de points (passages témoins, notes) restent à vérifier. Selon le barème (« utilisable, mais choix de traduction discutables »), 3/5, note à revoir après examen d’un exemplaire.
Voir aussi
Société biblique russe · Bible synodale russe · Sociétés bibliques · Nestle-Aland · Mouvement de critique textuelle · Eugene Nida · L’Église orthodoxe russe et sa Bible
Sources
- Biblia. Sovremenny rousski perevod, Moscou, Rossiïskoe Biblieïskoe Obchtchestvo, 2011 ; 2e éd. révisée et augmentée, 2015.
- Mark Elliott, « Translating the Russian Bible », East-West Church & Ministry Report 7, n° 2, printemps 1999 (eastwestreport.org/articles/ew07204.htm).
- Mikhaïl Seleznev, article sur la traduction de l’Ancien Testament de la Société biblique russe, Vestnik Sviato-Filaretovskogo instituta, février 2011 (titre exact à vérifier).
- Down and Dromore (Église d’Irlande), « Modern Russian Bible proves successful », 19 décembre 2011.
- Wikipédia (anglais), « Bible translations into Russian », « Bible Society in Russia », consultés le 2026-10-27.