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Conseil national des Églises (NCC)

Le National Council of the Churches of Christ in the USA (NCC) est la principale fédération œcuménique protestante et orthodoxe des États-Unis.

Fiche de recherche, sources indiquées. Les points marqués « à vérifier » ne sont pas encore confirmés par les sources.

En bref

Le National Council of the Churches of Christ in the USA (NCC) est la principale fédération œcuménique protestante et orthodoxe des États-Unis. Il succède en 1950 au Federal Council of Churches (FCC, 1908) en absorbant plusieurs organismes, dont l’International Council of Religious Education (ICRE), propriétaire du droit d’auteur de l’American Standard Version. C’est à ce titre que le NCC détient les droits de la Revised Standard Version (1946-1952) et de la New Revised Standard Version (1989).

Histoire

  • 1908 : fondation du Federal Council of Churches à Philadelphie par une trentaine de dénominations protestantes. Il adopte la même année un « Credo social » inspiré de l’Évangile social (droits des ouvriers, salaire minimum, abolition du travail des enfants).
  • 1928 : l’ICRE acquiert le droit d’auteur de l’American Standard Version ; en 1937 il vote une révision, confiée au comité présidé par Luther Weigle (doyen de Yale Divinity School).
  • 1936 : le financement de la révision est assuré par un accord avec l’éditeur Thomas Nelson & Sons, qui obtient pour dix ans l’exclusivité de l’impression ; les traducteurs sont payés par des avances sur droits (documenté).
  • 1946-1952 : Nouveau Testament, puis Bible complète de la RSV. Controverse publique : Es 7:14 rendu « jeune femme » au lieu de « vierge » (l’hébreu almah admet les deux lectures selon les lexiques ; la Septante a parthenos, et Mt 1:23 cite ce verset avec ce mot), d’autres choix jugés affaiblis sur la divinité du Christ par les conservateurs ; des exemplaires sont brûlés publiquement par des pasteurs fondamentalistes. Les traducteurs défendaient leurs choix par l’hébreu et le grec.
  • 1950 : création du NCC par fusion du FCC, de l’ICRE et d’autres agences.
  • 1958-1960 : construction de l’Interchurch Center (475 Riverside Drive, New York), siège du NCC jusqu’en 2013, sur un terrain donné par John D. Rockefeller Jr., avec un apport financier de sa part (prêt ou don selon les sources, à préciser).
  • 1989 : New Revised Standard Version, comité présidé par Bruce Metzger, avec langage inclusif.
  • Déclin : baisse des dénominations membres et du budget à partir des années 1970 ; siège déplacé à Washington en 2013.

Financement et réseaux

  • Documenté :
    • Le FCC puis le NCC sont financés surtout par les cotisations des dénominations membres et par des dons.
    • John D. Rockefeller Jr. a donné environ 72 millions de dollars à des causes religieuses au cours de sa vie (Philanthropy Roundtable), dont le Interchurch World Movement (1919-1920), la Riverside Church (1930), Union Theological Seminary, le Laymen’s Foreign Missions Inquiry (1930-1932, rapport Re-Thinking Missions) et l’Interchurch Center (1958). Il a aussi soutenu le FCC ; les montants et leur part dans le budget sont à vérifier (archives du Rockefeller Archive Center, biographie par Raymond Fosdick, 1956).
    • Le financement de la RSV elle-même est documenté comme venant de l’accord Nelson, non de Rockefeller.
  • Allégué :
    • Que Rockefeller ait « payé la RSV » ou dirigé ses choix de traduction (sites « King James seulement », divers). Non démontré : aucune pièce connue ; les sources disponibles indiquent le contraire (accord Nelson).
    • Que le FCC/NCC et des traducteurs de la RSV aient été pénétrés par le communisme : J. B. Matthews, « Reds and Our Churches », The American Mercury, juillet 1953 ; Edgar C. Bundy, Collectivism in the Churches, 1958 ; Carl McIntire et l’American Council of Christian Churches (1941). Documenté : en 1960, un manuel de formation de la réserve de l’US Air Force reprenant ces accusations contre le NCC et la RSV a été retiré par le secrétaire à l’Air Force après protestation. Non démontré : une direction communiste du NCC ou de la RSV ; certaines positions politiques de dirigeants du NCC sont en revanche publiques.

Pourquoi cette note

Critères neutres (voir Méthode et barème, « Neutralité ») : fidélité de ce qu’il a publié : la RSV est une traduction formelle faite par de vrais savants, avec notes sur les variantes ; la NRSV adopte un langage inclusif qui remplace des termes masculins de l’original par des formules collectives, choix assumé dans sa préface mais qui éloigne la traduction des mots du texte. Transparence : financement de la RSV documenté (contrat Nelson), comités et principes publiés. Indépendance : budget issu des dénominations membres, mais poids réel d’un grand mécène, John D. Rockefeller Jr., dans les œuvres œcuméniques qui l’entourent (Interchurch Center), même si les preuves ne l’étendent pas au texte de la RSV. La théologie libérale de beaucoup de ses dirigeants et le choix du texte critique n’entrent pas dans la note. Changement : la note de départ (2/5) comptait ces deux derniers points ; ils ne sont plus retenus. 3/5.

Voir aussi

Sources

  • Peter J. Thuesen, In Discordance with the Scriptures: American Protestant Battles over Translating the Bible, 1999.
  • Raymond B. Fosdick, John D. Rockefeller, Jr.: A Portrait, 1956.
  • Albert Schenkel, The Rich Man and the Kingdom: John D. Rockefeller, Jr., and the Protestant Establishment, 1995.
  • J. B. Matthews, « Reds and Our Churches », The American Mercury, juillet 1953.
  • Presbyterian Historical Society, fonds de l’Interchurch Center.
  • Luther A. Weigle (dir.), An Introduction to the Revised Standard Version of the New Testament, International Council of Religious Education, 1946.
  • Bruce M. Metzger, préface « To the Reader » de la New Revised Standard Version, 1989.