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Edward F. Hills

Edward F. Hills est le seul défenseur du Textus Receptus au XXe siècle qui ait été formé au plus haut niveau dans la critique textuelle moderne, avec un doctorat de Harvard.

Fiche de recherche, sources indiquées. Les points marqués « à vérifier » ne sont pas encore confirmés par les sources.

En bref

Edward F. Hills est le seul défenseur du Textus Receptus au XXe siècle qui ait été formé au plus haut niveau dans la critique textuelle moderne, avec un doctorat de Harvard. Dans The King James Version Defended (1956), il soutient que Dieu a préservé le texte du Nouveau Testament dans l’usage de l’Église, et que le texte reçu des Réformateurs en est la forme providentielle. Il est le pont entre John William Burgon, au XIXe siècle, et les défenseurs actuels du texte traditionnel.

Provenance et confession

Edward Freer Hills naît en 1912 à Des Moines, dans l’Iowa ; les sources accessibles ne disent rien de précis sur ses parents ni sur leur milieu (à vérifier dans une nécrologie ou les archives de l’Orthodox Presbyterian Church). De langue anglaise et de confession presbytérienne, il suit un parcours savant de premier rang : Yale (B.A., membre de Phi Beta Kappa), puis le Westminster Theological Seminary de Philadelphie (Th.B.), foyer du presbytérianisme conservateur fondé par J. Gresham Machen, où il est l’élève de Cornelius Van Til ; ensuite le Columbia Theological Seminary (Th.M.), l’Université de Chicago et Harvard (Th.D. en critique textuelle du Nouveau Testament). Il est ordonné le 23 juin 1939 par le presbytère du Wisconsin de la Presbyterian Church of America (nom primitif de l’Orthodox Presbyterian Church) ; selon le registre des ministres de l’OPC, il passe ensuite à l’Église presbytérienne du Sud (PCUS, paroisse de Handsboro, Mississippi, 1950-1953), puis à la Christian Reformed Church (First CRC de Des Moines, 1954-1961). Aucune conversion spectaculaire ni rupture n’est rapportée, et aucune appartenance à une loge, un club ou un cercle n’est documentée.

Vie

Né à Des Moines (Iowa) en 1912, Hills étudie à Yale (baccalauréat, membre de Phi Beta Kappa), puis au Westminster Theological Seminary (Th.B., 1938), où il est l’élève de Cornelius Van Til. Il obtient une maîtrise au Columbia Theological Seminary (1941), suit des études doctorales à l’Université de Chicago, puis soutient un doctorat en théologie (Th.D.) à Harvard en critique textuelle du Nouveau Testament (1946). Il enseigne les lettres classiques au Dana College (1947-1948) et au Heidelberg College (1948-1949), exerce ensuite son ministère dans le Mississippi et à Des Moines, et publie surtout par une petite maison, Christian Research Press. Il meurt le 26 décembre 1981.

Influence sur la Bible et la doctrine

Les faits.

  • Hills distingue deux méthodes : la critique « naturaliste », qui traite le Nouveau Testament comme n’importe quel livre ancien, et une critique « croyante », qui part de la promesse de préservation (Mt 5:18 ; Mt 24:35).
  • Il défend le texte byzantin, lu par l’Église grecque pendant mille ans, comme le texte majoritaire voulu par la providence, contre la théorie de la recension « syrienne » de Fenton John Anthony Hort.
  • Il va plus loin que le Texte majoritaire : il défend aussi des leçons du Textus Receptus qui ne sont pas majoritaires dans les manuscrits grecs (la Comma de 1 Jn 5:7, Ac 8:37), parce que Dieu les aurait gardées par l’usage latin et par l’Église de la Réforme. Il appelle cela la « logique de la foi ».
  • Il reconnaît les faits gênants : il admet qu’Érasme a retraduit du latin la fin de l’Apocalypse et qu’il existe de petites différences entre éditions du Textus Receptus.
  • Ses œuvres : The King James Version Defended (1956, 4e éd. 1984), Believing Bible Study (1967), et une étude sur le texte « césaréen » de Marc.

Interprétation. Hills a eu le courage de rester dans la discipline tout en refusant ce qu’il tenait pour son présupposé : traiter le texte biblique sans tenir compte de sa préservation par Dieu. Sa position est cohérente avec la doctrine de la préservation des confessions de foi réformées ; ses critiques répondent qu’elle fait d’une conviction de foi un critère de choix entre manuscrits. Sa faiblesse est celle de son principe : la « logique de la foi » peut défendre une leçon contre toutes les preuves (la Comma), ce qui expose ses partisans à l’accusation d’arbitraire. Hills lui-même n’était pas un partisan de la « King James seule » au sens où elle prétend l’anglais inspiré ; plusieurs défenseurs actuels ont poussé ses idées plus loin que lui.

Financement et réseaux

  • Documenté : ses livres sont publiés par Christian Research Press (Des Moines), petite maison de Des Moines (lien avec sa famille à vérifier) ; aucun soutien institutionnel important.
  • Allégué : aucune allégation connue.
  • Non démontré : rien n’indique un financement extérieur.

Signaux d’alerte

Aucun signal documenté. Le signal 4 a été examiné : la « logique de la foi » est une méthode nouvelle, mais Hills la présente comme telle, comme un choix de principe, et ne la fait pas passer pour le texte ; les leçons qu’il défend (Comma, Ac 8:37) étaient déjà imprimées dans le Textus Receptus depuis le XVIe siècle. Conclusion : rien de suspect ; un savant indépendant, au parcours transparent.

Pourquoi cette note

Quatre étoiles : un savant indépendant, compétent, qui a défendu la transmission providentielle du texte contre le courant de son époque, sans y gagner ni poste ni argent. Selon les critères du barème : honnêteté et transparence nettes (il expose ses présupposés et reconnaît les faits gênants), indépendance totale. La réserve tient à sa méthode : la « logique de la foi » appliquée à des leçons faiblement attestées (Comma) affaiblit la défense du texte byzantin là où elle est solide.

Voir aussi

Sources

  • Edward F. Hills, The King James Version Defended, Des Moines, Christian Research Press, 1956 ; 4e éd., 1984.
  • Edward F. Hills, Believing Bible Study, Christian Research Press, 1967.
  • Theodore P. Letis (dir.), The Majority Text: Essays and Reviews in the Continuing Debate, Institute for Biblical Textual Studies, 1987 (avec un texte de Hills).
  • Registre des ministres de l’Orthodox Presbyterian Church, notice « Edward Freer Hills » (opc.ulsterworldly.com) : études (1938, 1941, 1946), ordination du 23 juin 1939, postes, mort le 26 décembre 1981.
  • Notice d’auteur de l’éditeur de The King James Version Defended (Yale, Westminster, Columbia, Harvard). Parents : à vérifier.