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Gail Riplinger

Gail A. Riplinger (née en 1947) est l'auteure de New Age Bible Versions (1993), livre selon lequel les versions modernes (New International Version, New American Standard Bible, New King James Version…) seraient liées au mouvement Nouvel Âge et à l'occultisme.

Fiche de recherche, sources indiquées. Les points marqués « à vérifier » ne sont pas encore confirmés par les sources.

En bref

Gail A. Riplinger (née en 1947) est l’auteure de New Age Bible Versions (1993), livre selon lequel les versions modernes (New International Version, New American Standard Bible, New King James Version…) seraient liées au mouvement Nouvel Âge et à l’occultisme. Le livre a eu un grand succès dans le mouvement King James seulement, mais il est critiqué pour ses méthodes de citation, y compris par des défenseurs de la King James.

Provenance et confession

Née Gail Anne Ludwig le 10 octobre 1947 aux États-Unis (lieu exact non trouvé : à vérifier), de langue anglaise. Sa famille, sa confession de naissance et sa conversion ne sont pas documentées dans les sources consultées. Les notices la présentent comme ancienne enseignante à Kent State University (Ohio), dans le domaine de l’architecture ou de l’aménagement intérieur ; ses diplômes exacts sont à vérifier. Elle n’a ni formation théologique ni ordination connues, et ne prétend pas en avoir. Elle publie elle-même ses livres (A. V. Publications, d’abord à Monroe Falls, Ohio, puis à Ararat, Virginie). Aucune appartenance à une loge ou à un cercle n’est documentée.

Vie

Selon la notice Wikipédia anglaise, qui s’appuie sur des actes publics, elle a été mariée à Terry Latessa (1969-1975, divorce), puis à Frank Kaleda (1976-1984, divorce), puis à Michael Riplinger (depuis 1984). Elle signe « G. A. Riplinger ». Elle donne des conférences dans des Églises baptistes indépendantes et publie plusieurs livres : Which Bible Is God’s Word? (1994), The Language of the King James Bible (1998), In Awe of Thy Word (2004), Hazardous Materials (2008).

Influence sur la Bible et la doctrine

Les faits.

  • New Age Bible Versions compare des versets de la King James et des versions modernes et interprète les différences (omissions, changements de titres divins) comme le fruit d’une influence hérétique, sécularisée ou occulte, servant un dessein satanique.
  • Elle s’en prend aux éditeurs du Texte de Westcott et Hort et aux traducteurs modernes, en citant leurs écrits.
  • Elle a expliqué que son nom d’auteur « G. A. Riplinger » signifiait « God as author and Riplinger as secretary » (Dieu comme auteur, Riplinger comme secrétaire) ; David Cloud, lui-même défenseur de la King James, a jugé cette déclaration « étonnante et effrayante ».

Les critiques. James R. White relève des citations « coupées et collées » hors de leur contexte ; Bob et Gretchen Passantino (Answers In Action, 1994) jugent le livre erroné et sensationnaliste ; H. Wayne House y voit une théorie du complot comportant des erreurs logiques, théologiques et techniques ; Jeffrey Straub (2011) note qu’elle a perdu la faveur de nombreux fondamentalistes, en raison, selon lui, de ses fréquentations inhabituelles, de son ton strident et d’un passé qu’il juge douteux (dubious background).

Ses réponses. Elle maintient que les versions modernes affaiblissent la divinité du Christ et que ses critiques défendent les éditeurs plutôt que le texte ; elle a répondu à ses détracteurs dans ses livres suivants (références précises à vérifier).

Interprétation. Les passages qu’elle compare sont réels et souvent discutés (voir 1 Timothée 3-16 - Dieu manifesté, Marc 16-9-20 - la finale de Marc) ; ce que contestent ses critiques, c’est la conclusion qu’elle en tire (un complot occulte) et la manière de citer.

Financement et réseaux

  • Documenté : autoédition (A. V. Publications) ; conférences dans le milieu baptiste indépendant.
  • Allégué : aucune allégation connue.
  • Non démontré : rien n’indique un financement extérieur.

Signaux d’alerte

  • 1. Passé caché ou mensonger (allégué par Jeffrey Straub, 2011, qui parle d’un passé « douteux » sans le détailler dans le passage cité) : ses mariages antérieurs sont connus par des actes publics (selon la notice Wikipédia) ; aucune source consultée ne montre qu’elle les ait cachés ni qu’elle ait revendiqué de faux diplômes, et ses titres universitaires restent à vérifier.

Conclusion : rien qui relève d’une infiltration ; le point qui mérite une enquête est la vérification de ses diplômes et la reprise systématique de ses citations.

Pourquoi cette note

Deux étoiles. Fidélité au texte : elle ne modifie pas le texte, elle défend la King James. Honnêteté documentée : le défaut principal, de nombreuses citations tronquées ou sorties de leur contexte, relevées par James R. White, les Passantino et H. Wayne House, et une méthode critiquée jusque dans son propre camp (David Cloud). Transparence : la formule « Dieu comme auteur », rapportée par David Cloud, attribue à Dieu un livre polémique. Indépendance : réelle. Son influence a surtout répandu la peur des traductions modernes plutôt que l’étude des manuscrits. La note ne juge pas sa préférence pour la King James ni sa vie privée.

Voir aussi

Sources

  • G. A. Riplinger, New Age Bible Versions, A. V. Publications, 1993.
  • G. A. Riplinger, In Awe of Thy Word, A. V. Publications, 2004 ; Hazardous Materials, 2008.
  • James R. White, The King James Only Controversy, Bethany House, 1995.
  • Bob et Gretchen Passantino, « An AIA Review of New Age Bible Versions », Answers In Action, 1994 (parue aussi dans Cornerstone).
  • H. Wayne House, « A Summary Critique: New Age Bible Versions », Christian Research Institute (version en ligne datée du 6 avril 2009 ; date de première parution à vérifier).
  • David W. Cloud, « The Problem with New Age Bible Versions », Way of Life Literature (en ligne, non daté).
  • Jeffrey P. Straub, « Fundamentalism and the King James Version: How a Venerable English Translation Became a Litmus Test for Orthodoxy », Southern Baptist Journal of Theology 15/4, 2011, p. 52.
  • Notice « Gail Riplinger », Wikipédia anglaise (consultée le 2026-10-27), pour l’état civil et les mariages.